A propos …
… de l’auteur
Guillaume Ponce, né en 1975 à Bourg-en-Bresse (France). Pseudonyme le plus usuel sur la toile : Yom.
Rôliste et joueur de jeux de stratégies avec figurines depuis le début des années 1990. J’ai commencé à peindre des figurines à la même époque, d’abord1 avec des peintures acryliques spécifiquement commercialisées à cette fin, comme la plupart des peintres qui partagent ces passions.
Mais ces peintures acryliques m’ont, progressivement, de plus en plus déplu. J’ai trouvé deux reproches rédhibitoires à leur adresser, qui se combinent pour en former un troisième :
Les techniques permettant d’obtenir des effets acceptables sont, je trouve, fastidieuses à réaliser.
Les articles d’introduction à la peinture de figurines font souvent grand cas des techniques « de base » que sont le brossage à sec et le lavis. Mais, honnêtement, on en a vite fait le tour et la qualité des effets que l’on peut obtenir trouve rapidement ses limites.
Si l’on veut obtenir des résultats vraiment bons, il va falloir multiplier les couches de peinture avec des mélanges de plus en plus clairs ou de plus en plus foncés. C’est précisément ceci que je trouve fastidieux.
Elles sont trop fragiles pour des figurines appelées à être régulièrement manipulées, ce qui est le cas des figurines de jeu, par opposition à des figurines de collection qui resteraient perpétuellement à l’abri d’une vitrine d’exposition.
Si leur application sur plastique est plus résistante (sans qu’il y ait cependant de quoi s’émerveiller), sur du métal c’est une véritable catastrophe. Très vite, les figurines montrent de pets qui laissent le métal apparant.
Je trouve les techniques de la peinture acrylique déjà fastidieuses à la base, alors vous pouvez aisément imaginer ce que je pense du fait de devoir perpétuellement retoucher mes figurines.
Dans mon exploration des différentes techniques de peinture, j’en suis venu à m’intéresser à l’emploi d’aérographes et de pistolets à peinture.
Le sèchage (trop) rapide des peintures acryliques, déjà à l’origine des limites techniques qui les rendent fastidieuses à utiliser, fait qu’elles sont promptes à boucher la buse de l’aérographe. Bref, elles sont galère à utiliser à l’aérographe, mais il faut avoir utilisé des peintures solvantées pour pouvoir comparer et se rendre compte d’à quel point cela est le cas.
Et leur autre problème, la fragilité, rend risquée l’utilisation d’adhésifs de masquage. L’on risque en effet, en arrachant l’adhésif de masquage qui était destiné à protéger le travail précédemment réalisé, d’emmener la peinture avec et donc le ruiner des heures d’effort. Cela m’est arrivé quelques fois et a achevé de me convaincre d’abandonner les acryliques.
Je me suis donc lancé dans la recherche d’autres types de peintures à utiliser et d’autres techniques pour les employer. Le présent site est, en quelques sortes, l’exposé du fruit de ces recherches.
… des techniques utilisées pour réaliser ce site
Ce site complet est dédié aux techniques de peinture que j’utilise.
Mais si jamais ce sont les techniques informatiques qui ont permis de le réaliser qui vous intéressent, en voici un bref exposé :
Les pages composant le site sont des pages HTML statiques, en ce qu’elles ne sont pas générées à la volée par des scripts serveur, comme on le fait usuellement en PHP (par exemple). Elles peuvent cependant contenir de modestes quantités de Javascript.
La mise en forme (couleurs, polices, disposition des éléments constituant les pages …) repose essentiellement sur des styles CSS.
Ces pages sont générées en utilisant un programme réalisé en langage Haskell et basé sur le générateur Hakyll. Ce programme est compilé en utilisant le compilateur GHC.
Elles sont générées à partir de fichiers que je rédige au format Markdown. Hakyll utilise le convertisseur Pandoc (lui aussi réalisé en Haskell).
J’utilise l’éditeur de texte gVim pour rédiger aussi bien les fichiers Markdown que le générateur Haskell / Hakyll, les modèles HTML qui l’alimentent ou encore les feuilles de style CSS.
gVim, Hakyll, le compilateur Haskell GHC et tous les autres programmes que je peux occasionnellement utiliser pour la réalisation de ce site sont tous des logiciels libres.
J’utilise un ordinateur tournant sous Linux, la distribution NixOS pour être précis, pour la mise en œuvre de tous ces programmes.
Il est à noter que je suis concepteur de logiciels et développeur web de profession. On pourra considérer que ces techniques ne sont pas à la portée d’utilisateurs peu avertis techniquement.
En fait, j’ai commencé avec peintures à maquette Humbrol, qui sont des peintures alkydes (glycérophtaliques à cette époque, une catégorie de peintures alkydes, leur formulation a changé depuis). Je ne savais alors pas m’en servir correctement et me suis donc rapidement laissé convaincre, par les premiers numéros français du magazine White Dwarf, de passer aux acryliques.↩︎
