Perçage

La méthode d’assemblage (prochainement) présentée sur ce site accorde une part importante au tigeage pour renforcer le collage. Par ailleurs, pour certains sujets pouvant présenter des pièces interchangeables, on peut vouloir vouloir aimanter ces pièces. Dans les deux cas, il est utile de percer les pièces qui seront tigées ou aimantées.

Le diamètre des trous percés dépendra évidemment de celui des tiges ou des aimants qui seront employés.

Le diamètre des tiges utilisées sera lui-même dépendant de la taille des pièces à assembler. Généralement, sur des sujets classiques à l’échelle 28 mm, j’emploie des tiges en laiton de 1 mm de diamètre. Sur des pièces plus importantes, je monte à 2 mm de diamètre.

On évitera évidemment de percer trop profondément, au point de transpercer la pièce et de laisser un trou apparent sur une surface qui sera visible après l’assemblage. Si toutefois cela arrivait par accident, une opération de colmatage permettrait d’y remédier.

L’outillage employé dépendra du matériau à percer.

Pièces en métal

Sur du métal dur, le perçage avec une perceuse à main de modélisme est réellement fastidieux. Aussi j’emploie un mini-outil motorisé (de marque Dremel) monté sur colonne pour plus de précision.

Ceci représente un certain investissement qui, j’en conviens, pourra rebuter certains si c’est « juste pour de la figurine ». En revanche, il s’agit d’un investissement plus facilement amortissable pour un bricoleur envisageant également d’autres travaux.

Un aspect auquel il convient de prendre garde lors de l’emploi d’un tel outil est celui de l’échauffement de la pièce percée à cause des frottements à haute vitesse de la mèche avec le métal. Cet échauffement sera d’autant plus rapide et important que la pièce à percer sera petite, car une petite pièce contient moins de matière à travers laquelle cette chaleur pourra se disperser qu’une pièce plus grosse.

Il est donc impensable de tenir la pièce à percer avec les doigts. Et quand bien même il n’y aurait pas de problème de chauffe, ce serait prendre de gros risques de se blesser avec la mèche en cas de mouvement maladroit.

Il est donc plus que conseillé d’utiliser un étau pour maintenir la pièce.

Cet étau devra être suffisamment serré pour éviter l’ejection de la pièce par le mouvement rotatif rapide de l’outil, mais sans pour autant aller jusqu’à déteriorer la pièce en l’écrasant avec une trop forte pression.

Pour limiter les risques de détérioration de la pièce au contact avec un étau métallique classique, il existe (toujours chez Dremel) des etaux aux parois gainées de caoutchouc. Mais le caoutchouc à tendance à fondre du fait de la chaleur degagée par le perçage, il faut donc accepter l’idée qu’il ne restera pas neuf comme au premier jour.

En alternative ou en complément des parois de caoutchouc, il est possible d’employer du papier essuie-tout replié plusieurs fois sur lui même en guise de coussin amortisseur. Mais il est alors un peu plus difficile de régler avec précision l’angle de perçage, le papier ayant tendance à glisser et à laisser rouler la pièce sur elle-même au fur et à mesure que l’étau se resserre.

La patience et la pratique viennent à bout de ces difficultés.

Un autre inconvénient posé par la haute vitesse de rotation et la chaleur est le risque de casser la mèche. On s’assurera donc de se procurer des mèches de bonne qualité dédiées aux métaux. J’ai personnellement obtenus mes meilleurs résultats avec des mèches de marque Tivoli, trouvable en magasin de bricolage.

Lors de séances intensives, on veillera également à laisser à la mèche le temps de raisonnablement refroidir entre deux perçages.

Il est enfin possible de minimiser l’échauffement en travaillant rapidement et d’un geste sûr. Si la méche ressort aussitôt après avoir percé aussi rapidement que possible jusqu’à la profondeur voulue, elle passe moins de temps à frotter contre le métal et l’échauffement est donc moindre.

Là encore, l’assurance du geste vient avec la pratique.

Enfin, avec l’échauffement, la pièce de métal va avoir tendance à se dilater durant le perçage, même si cela n’est pas vraiment perceptible à l’œil nu. Ensuite, en refroidissant, elle se recontractera. Ce faisant, le trou percé va avoir tendance à légèrement diminuer de diamètre. Cette diminution, sur des trous dépassant le millimétre de diamètre, pourra s’avérer suffisante pour que la tige initialement prévu ne puisse plus rentrer à l’intérieur.

Il est donc utile d’utiliser un mèche d’un diamètre très légèrement supérieur à celui de la tige qui est destinée à entrer dans la pièce. Ainsi, quand la pièce aura refroidi, le trou correspondra mieux aux dimensions de la tige.

Cette précaution ne s’avère utile que quand on perce à la fois profond et large, c’est à dire, typiquement, pour insérer des tiges de l’ordre de 2 mm de diamètre à des profondeurs de l’ordre du centimètre. Pour des tiges fines, par exemple de 1 mm de diamètre, la réduction de diamètre n’est pas sensible ou est compensée par l’oscillation de la mèche qui va produire un trou légèrement plus large que le seul diamètre de la mèche. Pour un perçage large mais peu profond, comme celui qui permettra de loger aimant de 2 mm de diamètre mais de seulement 1 mm de hauteur, les frottements ne provoqueront pas un échauffement suffisants pour occasionner ce problème.

Pièces en plastique ou en résine

Une fois l’investissement dans le mini-outil motorisé réalisé, on pourrait se dire que qui peut le plus peut le moins et être tenté de l’utiliser systématiquement quel que soit le matériau à percer.

Mais en fait, la chaleur dégagée par la vitesse maximale de rotation de la mèche est suffisante pour faire fondre le plastique ou la résine. Cela aura pour effet d’encrasser la mèche avec du plastique fondu et de reboucher le trou percé.

Pour les pièces en plastique ou en résine, on s’en tiendra donc à la perçeuse à main ; ou alors on limitera le réglage la vitesse de rotation de l’outil motorisé et on prendra la précaution de tester sur un morceau de grappe de la même matière avant de passer à la figurine elle-même.

Techniques

  1. Ebavurage
  2. Perçage
  3. Nettoyage

Pas à pas