Méthode générale

Le présent article est en quelques sortes un pivot de ce site. Il présente ma méthode d’assemblage et de peinture de figurines, principalement des figurines de jeu.

Il existe différentes approches techniques, en grande partie conditionnées par le matériel et les produits que l’on utilise, pour l’assemblage et la peintures de figurines et de maquettes. Ces approches peuvent en outre servir différents objectifs dont les importances relatives pourront varier d’un modéliste à l’autre.

S’il fallait en quelques mots caractériser la méthode ici exposées, on pourrait dire qu’il s’agit d’une méthode plutôt destinée à des figurines de jeu appelées à être fréquemment transportées et manipulées. Elle fait donc une place importante à la durabilité et à la résistance du résultat obtenu, les sujets réalisés devant faire face à plus d’agressions physiques que s’ils étaient destinés à simplement trôner dans une vitrine. On pourrait également dire que c’est la méthode d’un peintre qui s’est trouvé des affinités avec la peinture à l’huile et qui trouve rébarbative l’utilisation des peintures acryliques le plus souvent employées par les figurinistes de jeu.

Cette méthode n’est que résumée, en termes de séquence d’étapes, ci-dessous. Des liens vers des articles techniques détaillés pour la réalisation de ces différentes étapes viendront compléter ce texte au fur et à mesure que ces articles seront rédigés.

Planification
Avant tout travail, il convient de se poser un peu et de réfléchir à la façon dont on va procéder. Pour ce qui est des figurines et des maquettes, il y a certaines questions qui reviennent de façon récurrente et qui pourront influer sur l’ordre dans lequel on va réaliser les différentes opérations d’assemblage et de peinture.
Préparation

Du fait principalement de contraintes techniques liées à la technologie du moulage avec laquelle sont (encore pour l’heure1) produites les pièces de nos figurines et de nos maquettes, celles-ci ne sont pas tout à fait prètes à assembler et peindre une fois déballées. De plus, la méthode d’assemblage proposée sur ce site emploie des éléments supplémentaires comme des tiges de renfort ou des aimants qui permettront d’interchanger certaines pièces.

Pour tout cela, une étape de préparation est nécessaire en amont des travaux d’assemblage et de peinture.

Ebavurage 

Elimination sur les pièces à assembler et à peindre des défauts dus à la technologie du moulage.

Cette étape étant susceptible de produire des micro-impuretés, il importe qu’elle soit réalisée avant celle du nettoyage.

Perçage

A la suite de l’étape de planification initiale, il pourra ressortir que certaines pièces devront être percées pour ensuite pouvoir être tigées ou aimantées.

Là encore, cette étape étant susceptible de produire des micro-impuretés, il importe qu’elle soit réalisée avant celle du nettoyage.

Nettoyage

Elimination des résidus de lubrifiants liés à la technologie du moulage et des micro-impuretés produites lors des étapes précédentes.

Cette étape, trop souvent négligée, supprime certains éléments nuisant à l’adhérence des colles, des apprêts et des peintures. Elle permet donc de renforcer la résistance du résultat final.

Assemblage

Le plus souvent, les figurines et les maquettes sont commercialisées en plusieurs pièces à assembler, là encore du fait de contraintes techniques liées à la technologie du moulage. Il est donc nécessaire d’assembler ces pièces.

Suivant ce qui ressortira de l’étape de planification initiale, l’assemblage réalisé avant la peinture pourrat être complèt ou partiel.

Tigeage
L’utilisation de tiges métalliques permet de signicativement renforcer un collage.
Collage
Le collage permet d’assembler entre elles les différentes pièces du sujet à peindre. Cette étape doit prendre en compte le type de colle utilisé et notamment son temps de séchage.
Soclage

Les figurines sont maintenues à l’équilibre en reposant sur des socles. De plus, les systèmes de jeu avec figurines imposent souvent des dimensions réglementaires pour ces socles, car ils affectent les mesures de distances sur le champ de bataille.

Aimantation
Certains kits de figurines ou de maquettes proposent des pièces interchangeables permettant d’assembler différentes variantes du sujet. Plutôt que de choisir définitivement une de ces variantes au moment de l’assemblage, il est possible de se ménager la possibilité de disposer de toutes les variantes au choix en aimantant les pièces concernées.
Colmatage
Il arrive, suivant la qualité de sa gravure ou de son moulage, que les différentes pièces d’un sujet ne s’emboitent pas parfaitement et laissent le long de leurs lignes de jonction des creux plus ou moins importants. On pourra alors colmater ces creux avant l’étape de la peinture.
Apprêt, rectification de l’ébavurage et travail de la texture

Un apprêt est une couche de peinture particulière servant d’une part à augmenter l’accroche des couches de peintures qui seront appliquées par la suite et d’autre part à fournir un fond uni de couleur écran afin de limiter les problèmes de rendu liés à l’utilisation de peintures partiellement transparentes.

Sur les figurines métalliques, dont la brillance initiale peut tromper l’œil, l’apprêt est également bien souvent un révélateur de petites imperfections et lignes de moulage qui auront échappé au modéliste lors de l’étape préparatoire d’ébavurage. Cette étape est donc également l’occasion d’effectuer quelques dernières rectifications avant de passer à la peinture.

Il existe également des substances texturantes apparentées aux apprêts qui permettent, optionnellement, de travailler certaines surfaces selon les désirs du modéliste en matière de rendu.

Peinture

Une fois les pièces apprétées, on peut enfin passer à leur mise en couleur.

Métaux à l’aérographe (peintures cellulosiques Alclad)

Les peintures métallisées sont un véritable univers à part entière au sein de celui, plus largement, de la peinture. Obtenir un rendu métallique réellement convaincant n’est pas chose évidente et demande plus que d’appliquer la première peinture venue qui se vante de pouvoir le faire.

La plupart des peintures métallisées les plus couramment utilisées (acryliques et même enamel) par les modélistes permettent le plus souvent de n’obtenir que des résultats oscillant entre le médiocre et l’à peine correct.

Les peintures encore abordables qui, à ma connaissance, permettent d’obtenir les résultats les plus convainquants sont celles de la gamme Alclad. Il s’agit de peintures cellulosiques s’utilisant exclusivement à l’aérographe. De ce fait, elle doivent être utilisées dans les toutes premières étapes de la mise en peinture, d’une part parce que les pulvérisations à l’aérographe pourrait déborder sur des zones adjacentes fastidieuses à masquer et d’autre part, et surtout, parce que le diluant cellulosique que contiennent ces peintures pourrait endommager des travaux déjà réalisés avec d’autres peintures.

Couche maigre / couches de base (peintures enamel Humbrol)

La méthode de peinture décrite ici fait la part belle à la réalisation d’effets de dégradés, d’éclaircissements ou d’ombrages mettant à profit les propriétés des peintures à l’huile. Cette couche finale sera désignée par le terme de « couche grasse ».

Mais avant de pouvoir en arriver là, il est généralement utile d’appliquer préalablement une couche de base relativement uniforme de la couleur souhaitée. Cette couche est désignée par le terme de « couche maigre ».

Voir également à ce sujet l’article de test de peintures pour couche maigre qui fait état des évaluations que j’ai conduites avec différents types de peintures pour déterminer celui qui conviendra le mieux à la réalisation de cette étape.

Couche grasse et effets (peintures à l’huile)
La couche grasse est le cœur et l’aboutissement de la mise en peinture. C’est elle qui va mettre à profit les intéressantes propriétés des peintures à l’huile pour réaliser les dégradés et les divers effets d’ombres et de lumières peints en trompe l’œil pour donner au sujet l’essentiel de son cachet et sa personnalité.

  1. Il est possible que dans un futur plus ou moins proche la technologie de l’impression 3D se perfectionne et se démocratise pour finalement détrôner celle du moulage. Avec la disparition des contraintes techniques liées au moulage, on peut envisager des pièces qui ne requièreront plus ni préparation ni assemblage avant la peinture. Elles pourraient même un jour sortir en directement en couleur et ne plus requérir de peinture.

Techniques

  1. Ebavurage
  2. Perçage
  3. Nettoyage

Pas à pas